Energie solaire plus économique que pétrole et gaz grâce à un système thermique innovant.


Les scientifiques de l'Institut pour les techniques de l'énergie thermique de l'université de Kassel (Hesse) ont développé un système thermique solaire pour une installation de chauffage urbain du Kirghizistan. Celle-ci se révèle alors plus économique qu'une installation similaire utilisant des combustibles fossiles.


Le système développé fonctionne jour et nuit en utilisant, en plus de l'énergie des rayonnements solaires, la chaleur atmosphérique. Il est constitué de 3 composants couplés : un collecteur d'air, un échangeur air / eau et un collecteur solaire. Le collecteur d'air attire de l'air, que les rayonnements solaires absorbés vont chauffer jusqu'à plus de 45°C. Un ventilateur conduit cet air dans l'échangeur air / eau, ce qui permet de d'augmenter la température de l'eau de la nappe phréatique de 12 à 20°C.


Cette eau est amenée à 35°C dans le collecteur solaire, grâce à l'absorption des rayonnements solaires. Pour permettre une utilisation courante, elle est enfin chauffée de façon conventionnelle pour atteindre 60°C, mais l'énergie solaire aura permis de gagner un tiers d'énergie fossile. L'avantage du système est que, même lorsque les collecteurs d'air et de soleil sont inactifs, notamment la nuit, l'échangeur récupère l'énergie provenant de l'air chauffé par le soleil en journée, de sorte que l'installation produise encore un quart de sa performance maximale.

Pour profiter de ce système, la température de l'air doit peu diminuer la nuit, ce que le climat continental du Kirghizistan permet. Le prix du kWh est alors compris entre 0,01 et 0,02 euros, ce qui est inférieur aux coûts de l'énergie produite avec les énergies fossiles, performance qui n'avait jamais été atteinte par le solaire thermique.


Le système a été testé sur une centrale thermique de chauffage urbain située à Bichkek, capitale du pays, dans un projet de coopération entre l'Allemagne et le Kirghizistan. Les méthodes de simulation et d'optimisation permettent d'améliorer son efficacité et de l'adapter à une application commerciale, l'objectif des scientifiques étant de créer au Kirghizistan, d'ici la fin de la décennie, la plus grande installation thermique solaire au monde. Elle pourrait atteindre la superficie de 10 terrains de football, alors que l'installation de l'île danoise Aero, la plus performante actuellement, représente l'équivalent de 4 terrains de football.


Les perspectives sont intéressantes pour le Kirghizistan en termes de matière première, mais aussi pour l'Allemagne qui pourra développer l'export. Cependant, à moyen terme, les scientifiques de Kassel veulent baser la totalité du développement et de la construction des installations au Kirghizistan et utiliser des composants locaux, ce à quoi ils travaillent avec l'Institut de recherche sur les énergies renouvelables et l'université technique du Kirghizistan à Bichkek.

Le projet est encouragé par Volkswagen, qui a fait un don de 360.000 euros.


Pour en savoir plus :

- Prof. Dr. Klaus Vajen, meneur du projet à l'Institut pour les techniques de l'énergie thermique de l'université de Kassel - tel : +49 561 804 3891 - email : vajen@uni-kassel.de

- Sources : Dépêche IDW, communiqué de presse de l'université de Kassel - 26/10/2005

- Rédacteur : Valerie BichlerA

Le projet gazier d’In Salah remporte le concours Helios


Protection de l’environnement Le projet gazier d’In Salah remporte le concours Helios

BP Algérie, en association avec ses partenaires Sonatrach et Statoil, a remporté le prix du concours Helios dans la catégorie Environnement grâce au projet de séquestration et de stockage du gaz carbonique d’In Salah, selon une source de BP.

Le concours Helios est lancé traditionnellement chaque année par le groupe BP en interne pour ses 100 000 employés répartis dans une centaine de pays. Pour cette année, quelque 1 500 projets ont été présentés en provenance de toutes les régions où est présent le Groupe. Le Projet géant In Salah Gas a été reconnu par la direction du Groupe BP comme étant le meilleur projet environnemental parmi l’ensemble des projets soumis dans la catégorie Environnement, selon la même source. Le projet consiste à extraire le CO2 du gaz produit à partir des gisements d’In Salah et à le réinjecter dans le réservoir. La réinjection du CO2 concentré (17 millions de tonnes) a réduit les émissions polluantes du projet par plus de 60%. Cette réduction des émissions de CO2 équivaut à retirer 250 000 voitures de la circulation, selon la même source. Le trophée a été remis par Lord Browne, CEO du Groupe BP, à Gerry Peereboom, président de BP Algérie et Mohamed Keddam, représentant de Sonatrach et président de l’Association du projet In Salah.« Nous sommes ravis de pouvoir démontrer, à travers ce projet de classe mondiale, l’impact réel et considérable que nous pouvons réaliser au bénéfice de l’environnement. C’est une belle réussite pour l’ensemble des partenaires associés », a indiqué M. Peereboom lors de la cérémonie. Le gisement d’In Salah est entré en production en 2004 avec comme niveau de production près de 9 milliards de m3 de gaz par an, destinés essentiellement à l’exportation vers l’Espagne et l’Italie. Il a nécessité un investissement d’environ 2,7 milliards de dollars . Le projet avait été conclu entre Sonatrach et BP au départ. Par la suite, la compagnie norvégienne a racheté une part des intérêts que détenait BP dans le projet. Actuellement, les trois compagnies sont associées dans le projet. L’expérience de la séquestration du gaz carbonique pour des considérations environnementales intéresse beaucoup de compagnies internationales impliquées dans des projets gaziers. Elle devient une méthode idoine pour l’application du protocole de Kyoto. BP est aussi présent dans d’autres projets en Algérie. Le second projet gazier, celui d’In Amenas, ajoutera à la capacité de production de l’Algérie 9 autres milliards de mètres cubes, plus 50 000 barils/jour de liquides.En plus de ces 2 projets gaziers, BP est aussi présent sur le champ pétrolier de Rhourde El Baguel, en partenariat avec Sonatrach. Tout récemment, BP a obtenu trois nouveaux blocs d’exploration lors du 6e appel d’offres. La zone de prospection s’avère l’une des plus intéressantes du pays, selon le Groupe.

Liès Sahar

watan

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